..Coucouu_____<3..

..Coucouu_____<3..

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 12:56

Modifié le mercredi 01 août 2007 07:12

. Chapitre 1 : Dernier été .

.▪●▪ Chapitre 1 : Dernier été ▪●▪.
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L'été, cette année, ne ressemblait guère à un été. Il pleuvait sans arrêt et un brouillard épais entourait La Grande-Bretagne. Il faisait froid, très froid, et aucun météorologue ne su expliquer ce phénomène. Le froid suintait en dessous des portes, emplissant de pays comme un poison mortel. Tout le monde se sentait m
al à l'aise face à ce froid hivernal inaccoutumé, comme si le simple fait de faire remarquer l'anomalie la rendait soudain réelle, inquiétante. Les médias osaient à peine en parler, et essayaient de faire croire à la population que tout cela état normal, après tout, il n'a jamais fait excessivement beau en Angleterre. Rien d'inquiétant, donc. Ou plutôt, il n'y aurait rien eu d'inquiétant si on ne déplorait quotidiennement la mort mystérieuse de plusieurs personnes, n'ayant à priori aucun rapport entre elles, et excluant donc la thèse relativement confortable du tueur en série. On aurait pu supposer qu'il s'agissait d'un fou frappant au hasard, pourtant, elles furent toutes tuées de la même étrange façon : sans aucune blessure. A part le coeur qui s'était arrêté, elles étaient en pleine santé. Aucune blessure, aucune lésion quelconque, aucune marque de strangulation, aucun poison dans le sang. Tout les britanniques redoutaient dès lors qu'eux aussi se fassent emporter par ce qu'ils considéraient comme un virus inconnu et foudroyant. Le Gouvernement britannique était en plein désarroi. Le pays connaissait une période noire et ils ne pouvaient rien faire. La population se faisait décimer par un mal inconnu, inidentifiable, qui se propageait à la vitesse de l'éclair. Plusieurs catastrophes isolées s'ajoutaient à la liste déjà considérable de problèmes. Une semaine auparavant, une pluie de grêlons gros comme des balles de ping-pong a déferlé sur Londres. Et il y a quelques jours, les eaux du Loch Awe, un lac d'Ecosse, étaient sorties de leur lit, dévastant la ville de Dalmally. Heureusement, Scotland Yard a considéré le problème suffisamment inquiétant pour leur porter main forte et pour mettre tous leurs agents sur le coup. Ce que ne les aidaient pas en revanche, c'est que les employés –et même les hauts fonctionnaires- n'étaient pas épargnés par cette abominable maladie. Ils semblaient même en être les cibles privilégiées, comme si ce mal, qui semblait inventé pour punir les hommes, sélectionnait soigneusement ses victimes. Personne n'était à l'abri, et encore moins si l'on était connu. Le Premier Ministre, qui avait une escorte d'agents avec lui au cas où, avait lui aussi décédé au cours d'une très froide nuit. Une de plus.
Comment
ces hommes politiques auraient-t-ils réagit si ils avaient su que le futur du pays entier reposait sur les épaules d'une jeune garçon de dix-sept ans, sans diplôme et aucune distinction quelconque ?

Ce jeune homme, parlons-en, portait le nom mythique d'Harry Potter. Il était étendu sur son lit, les gouttes de sueur perl
ant sur son front. Non, il n'était pas parvenu à avoir chaud. Sa chambre avait à peu près la température du frigo qui se trouvait quelques mètres en dessous de lui, dans une non moins froide cuisine, mais il ne s'en formalisait pas. Depuis un moment, il semblait que ce jeune homme ne ressentait plus les même choses que les autres. Il ne sentait plus le froid, ni la chaleur, ni la douleur, ni le bonheur. Il ne ressentait rien, excepté de la tristesse. Il avait perdu les trois êtres qui lui étaient les plus chers. Son parrain, mort un an auparavant, mais dont il n'avait toujours pas fait complètement le deuil, Dumbledore, son directeur, qu'il considérait comme son mentor, avait été tué il y a quelques semaines par Severus Rogue, la personne en qui il avait une confiance aveugle et fatale, et Ginny. Elle n'était pas morte, mais Harry l'avait délibérément, mais non moins sans regret, éloignée de lui. Il regrettait cette décision, car il était fou d'elle, mais il savait que c'était indispensable. Il avait trop peur pour elle, et elle semblait le comprendre. Il était aussi très anxieux sur un autre point. A la fin de l'année passée, il avait affirmé qu'il ne retournerait pas à Poudlard. La mort de Dumbledore, et ce fichu faux médaillon de Serpentard, qui le narguait, en scintillent doucement, d'un air presque moqueur, le rendaient fou. Il voulait faire quelque chose, n'importe quoi, qu'importe !
Il voulait venger Dumbledore, et voulait partir à la recherche d'autres Horcruxes. A ce moment-là, il en était certain. Mais maintenant que la colère et la détermination on fait place à un état d'apathie, il
avait des doutes. Il n'était pas certain d'avoir le courage, le panache, et le savoir néssécaire pour accomplir sa tâche. Et bien stupide il serait si il partait sans aucune expérience pour affronter Voldemort. Car il avait compris une chose, à travers la prophétie. Il était le seul être vivant capable de tuer Voldemort. Cela lui donnait une valeur inestimable, mais pour lui, cela signifiait surtout ceci : ne pas mourir avant d'avoir pu tuer Voldemort. C'est sa mission sur Terre et il l'accomplira. Il devait donc partir, mais il fallait qu'il choisisse bien son moment, et trop de hâte le conduirait tout droit à sa perte. Il ne se voyait pas rencontrer à nouveau Voldemort et lui lancer un malheureux Experlliarmus. Il avait eu de la chance plus d'une fois, et celle-ci n'allait pas tarder à tourner. Mais d'un côté, si il retournait à Poudlard, il ne saurait accomplir sa mission avant un an. Or, en un an, Voldemort pouvait assassiner des centaines de personnes. Harry était dans une impasse. Il aurait eu bien besoin d'un conseil. Quelqu'un à qui il pourrait parler librement du problème. Autrefois, cette personne eu été Sirius, ou encore Dumbledore, mais Voldemort avait peu à peu fait tomber les piliers de sa vie, et il allait continuer. Harry jeta un oeil sur son calendrier. On était le 30 juillet. Demain soir, à minuit, il aurait 17 ans, il serait majeur. Il sera un homme. Il ne savait pas encore où partir. Peut-être au Terrier ? Mais il n'allait pas s'inviter ainsi, même si il était convaincu que Molly Weasley l'accueillerait à bras ouverts, déplorant une fois de plus sa maigreur et son air débraillé.
- VIENS MANGER !!!!
Super. En guise de conseil : le cri de guerre de la tante Pétunia.
Harry descendit sans se presser. Une fois arrivé en bas, personne ne lui adressa un seul regard, et silencieux comme une ombre, il prit place. Ils mangeaient en silence, mâchant leurs haricots en se regardant les uns les autre d'un
regard qu'on aurait pu croire suspicieux. Harry comptait leur annoncer son départ du lendemain quelque part entre le saumon et le fromage, mais l'Oncle Vernon poussa un grognement qui signifiait qu'il désirait aborder la conversation.
- Pourquoi le grand cinglé n'est pas venu te chercher, le barbu, là, qui s'habille bizarr
ement...
-Il s'appelle Dumbledore, et si il n'est pas venu, c'est parce qu'il est mort.
-Tiens donc, dit l'Oncle Vernon comme si il venait d'apprendre que son magasin préféré lui accordait une réduction, c'est une habitude, chez vous autres, de mourir, ces temps-ci.
- Dumbledore... est ... mort ? Interrompit la tante Pétun
ia d'une vois tremblante.
- Oui, dit Harry en se tournant vers elle.
- Comment cela est-il arrivé ?
- Rogue l'a tué.
- Rogue ? Severus Rogue ? Demanda t'elle d'un air soudain incrédule.
- Oui... Comment connais-tu son nom ?
L'oncle Vernon et Dudley observaient la scène, éberlués. Depuis la tante Pétunia fréquentait-elle des
sorciers, assassins de surcroît ?
-Ta mère et lui étaient très proches quand ils étaient petits, expliqua t'elle d'une toute petite voix. Quand ils avaient à peu près treize ans. Elle l'a invité à la maison, plusieurs fois. Un grand mince, avec un teint anémique. Il avait les yeux et les cheveux très noirs. Il avait l'air
d'un pauvre garçon, et je pense que ta mère le consolait. Elle a toujours été... une bonne confidente.
Révéler tout cela semblait lui écorcher la gorge, mais Harry voulait en savoir plus.
- Que s'est-il passé ?
- Une fois, il est entré, avec un petit bouquet de rose à la main. Je m'en souviens très bien, car c'est moi qui
lui ai ouvert la porte. Il s'était coiffé, et il semblait plus frais. Lily l'a fait monter, mais il est redescendu, seul, quelques temps plus tard. Il avait l'air furieux. Lily l'a rattrapé devant l'entrée en lui disant que ce n'était rien, que ce n'était pas grave du tout, mais il ne l'a pas écoutée et il est parti. Je ne l'ai plus jamais revu. Je n'arrive pas à croire qu'il est devenu un assassin... Il avait l'air si gentil... et si poli !
Harry ne répondit pas. Il se leva en silence, et remonta dans sa chambre sans faire de bruit. Une fois qu'il fut arrivé, il se laissa tomber sur son lit, le regard perdu dans le vide. Il avait l'impress
ion qu'un liquide glacé lui traversait l'échine. Rogue, la personne qu'il haïssait plus que n'importe qui, avait été proche de sa mère, assez proche pour qu'elle l'invite chez elle... Mais quelque chose s'était produit pensa-t-il avec un plaisir presque sauvage, quelque chose qui avait rendu Rogue furieux et qui l'avait dissuadé de reparler à Lily... Que s'était-il donc passé ? Il avait 'air soigné, joyeux sans doute à son arrivée, mais il était vite reparti... Lily avait-elle déjà invité quelqu'un, cela ne plaisant pas à Rogue ? Mais celui-ci semblait avoir prévu quelque chose ce jour-là, se présentant sur le seuil avec un petit bouquet de roses.
Harry trouvait intolérable que sa mère eu côtoyé de si près celui qui fut finalement son assassin –indirect, mais sans lui, jamais Voldemort n'aurait cherché à tuer Harry. Etait-ce par pur et simple esprit de vengeance que Rogue, après avoir entendu la prophétie, et probablement compris son contenu et ses conséque
nces, était allé retrouver Voldemort et lui avait tout répété ? Avait-il délibérément voulu la mort de Lily Evans, pour une dispute de collégien ? De plus, elle ne semblait lui en vouloir, elle... Elle l'a rattrapé et lui disait que ce n'était pas grave... Rogue avait-il donc fait quelque chose dont il avait honte ? Quelque chose qu'il regrettait ?
Ces pensées tourmentèrent Harry jusque tard dans la nuit, mais il s'endormit, épuisé, au bout de quelques heures.
Il se réveilla tard, le lendemain, encore tout barbouillé par sa nuit agitée. Il descendit prendre son petit déjeuner, et se rendit compte, alors qu'il mâchonnait sans conviction un t
oast tartiné de marmelade, qu'il avait oublié de signaler son départ aux Dursley. Il se racla la gorge.
- Ce soir, dit-il, j'aurais dix-sept ans.
- Tu ne veux pas un cadeau, j'espère, intervient l'oncle Vernon, parce qu'alors, tu peux...
- Non, coupa Harry. Je serais majeur, et je partirais.
- C'est vrai ? Demanda l'Oncle V
ernon avec un sourire jusqu'aux oreilles, pour toujours ?
- Oui, pour toujours.
- C'est formidable, mon garçon, formidable ! Dépêche-toi de faire ta valise...
- J'y vais de ce pas, dit Harry avec lassitude.
Dudley avait lui aussi un sourire rayonnant, mais la tante Pétunia semblait secouée. Elle fit un petit bruit, comme
une souris que se glisse entre deux murs pour échapper au chat.
Harry monta quatre à quatre les marches de l'escalier, et poussa avec force sur la poignée de sa porte et entra en trombe dans sa chambre. Il avait entendu, alors qu'il se trouvait en bas, un hululement discret, qui avait échappé aux Dursley, trop occupés à fa
ire la fête. En effet, lorsqu'il parcourut la pièce du regard, Coquecigrue se trouvait sur son lit, visiblement fatigué. Il tenait une lettre à l'enveloppe toute froissée. Ce n'était pas étonnant, car depuis la pseudo tornade à Londres, un vent puissant soufflait sur Privet Drive. Il ouvrit la cage d'Hedwige –elle était partie chasser la veille, beaucoup plus courageuse et plus robuste que Coquecigrue- et présenta au hibou la petite barquette d'eau. Celui-ci se précipita dessus, et avala volontiers quelques Miamhibou. Harry attrapa alors la lettre, et l'ouvrit avec hâte. Il reconnu l'écriture propre et nette d'Hermione. Son c½ur fit un bond dans sa poitrine.

Cher Harry,
J'espère que tu vas bien. Je t'écris pour t'annoncer que je viendrais te chercher ce soir, aux environs de onze heures. Malheureusement, nous ne saurons partir qu'après minuit, parce que Lupin vient de m'informer que n'ayant pas fini mes études, je ne suis pas autorisée à transplaner avec
des mineurs. Il faudra donc attendre que tu deviennes un homme ! Es-ce que cela se passe-t-il bien avec ton oncle et ta tante ? Bien que je sache que tu n'espères plus grand-chose d'eux, dis leur au revoir, Harry. Tu risques d'avoir des regrets plus tard.

Moi, je suis au terrier, et ici, tout le monde va bien. Bill et Fle
ur ne sont plus là, ils sont partis au château Delacour, parce c'est là qu'aura lieu le mariage, et Mrs Delacour avait très envie de passer un peu de temps avec son futur gendre. Sinon, Mrs Weasley est toujours aussi stressée, elle a eu très peur pour Fred et Georges, qui sont à Londres. Ils étaient en plein dans ce que les Moldus appellent une tornade, mais tu sais comme moi qu'il s'agissait d'actes sorciers. Mais les jumeaux ne sont pas nés de la dernière pluie, dès qu'ils ont vu les grêlons tomber, ils ont jeté un charme du Bouclier autour de la boutique, sauvant en même temps leurs clients. En temps normal, ils auraient dû remporter l'Ordre de Merlin, mais le Ministère est tellement surchargé que je ne pense même pas qu'ils sont au courant de ce qu'ils ont fait.
Mais nous aurons plus l'occasion de parler ce soir.

Je t'embrasse,

Hermione.



Harry eu un sourire –le premier depuis des semaines- tout semblait aller
bien pour eux. Et Hermione passerait le chercher ! Il descendit en bas, et fit irruption dans le salon.
- On vient me chercher ce soir à onze heures !
- Parfait, dit l'oncle Vernon avec un sourire satisfait. Comment vont-ils venir cette fois-ci ? En pousse-pousse des mers ? En tapis volant ?
- Non, dit Harry, vexé, une am
ie viendra me chercher en transplanant.
- En quoi ?
- En apparaissant tout d'un coup. Attends... Kreattur !
Le petit elfe crasseux apparut sur la moquette avec un « crac » sonore.
- Le maître a appelé Kreattur, dit celui-ci sur le ton de la constatation, son gros nez en forme de groin presque écrasé sur le sol.
- Comme ça
, dit Harry.
- Elève-ça-tout-de-suite-de-ma-moquette !
- Rentres à Poudlard, Kreattur. Et dis bonjour à Dobby de ma part.
- Kreattur fera tout ce que le maître lui dira, dit l'elfe avec un ton doucereux qui signifiait clairement que si Harry pouvait être dévoré par une horde de moustiques carnivores, ce ne serait pas plus m
al.
Il y eu un nouveau « crac » sous les yeux horrifiés des Dursley. Pétunia se réfugia dans sa cuisine.
- Mais Hermione est plus agréable à regarder, signala-t-il. Beaucoup moins crasseuse.
Il pouffa de rire et s'avachi dans un fauteuil, sous l'½il noir de son oncle. Pétunia, elle, était revenue dans le salon, un torcho
n a carreaux humide dans la main, et elle commença à frotter énergiquement l'endroit ou Kreattur était apparut quelques instants auparavant.
Aux informations, il y eu le lot quotidien de malheurs, de meurtres, mais personne qu'Harry connaissait. Après le dîner, il se réfugia à nouveau dans sa chambre, et attendit. Il fini
t par somnoler, mais un bruit semblable à un bouchon de champagne le tira de sa léthargie. Hermione se tenait debout devant lui, un sourire immense sur les lèvres.
- Harry, comment vas-tu ?
- Très bien, merci. Et toi.
- Ca va bien.
En effet, elle paraissait rayonnante.
- Joyeux anniversaire, s'exclama-t-elle.
- Merci !
- C'est charmant ici, dit elle en regardant les chaussettes grisonnantes traînant un peu partout et les livres étendus. Sa grosse valise, presque vide, était ouverte au centre de la pièce. Ces derniers temps, il n'était pas d'humeur à ranger.
- Oh, j'ai oublié de faire ma valise !
- Ne t'inquiète pas, dit elle.
Failamalle !
D'un mouvement commun, les livres, les vêtements, et les parchemins se soulevèrent et retombèrent parfaitement pliés et rangés dans la valise d'Harry, qui se ferma d'elle-même.
Ils s'assirent sur le lit, et soudain, Hermione se tourna vers son ami.
- Harry, as-tu réfléchis à ta décision en ce qui concerne ton départ de P
oudlard ? Es-tu sûr que c'est cela que tu veux ?
- Je... je dois t'avouer que j'y ai réfléchis... et que je suis toujours indécis.
- Harry, il faut que tu saches que quelque soit le chemin que tu prend, Ron et moi partirons avec toi, et serons toujours là pour toi. Jamais on en t'abandonnera.
- Merci, dit-il à mi-voix. Pui
s-je avoir ton avis ?
- Tu es sûr de le vouloir ?
- Oui.
- Je suis de l'avis de retourner à Poudlard. On est pas prêts pour une telle aventure, et partir à a recherche des Horcruxes maintenant, c'est presque de suicide. Nous sommes seuls, et tu ne peux pas te permettre le luxe de mourir, Harry, ajouta-t-elle avec un faible
sourire.
- Je sais, dit-il.
Il y eu un silence, jusqu'à ce qu'Harry demande des nouvelles de Ron.
- Oh, il va bien, dit Hermione, mais il était déçu de ne pas venir te chercher avec moi.
Ron avait malheureusement raté son examen de transplanage, l'année passée. Il avait malencontreusement laissé un sourcil derrière lui,
et, par malchance, l'examinateur l'avait remarqué.
- Et... et Ginny ? Demanda timidement Harry, s'en voulant immédiatement de poser la question.
- Je savais que tu poserais la question.
- Alors ? Insista Harry, se culpabilisant encore plus.
- Elle ne va pas trop mal, dit vaguement Hermione.
Voyant qu'Harry n'avait pas obte
nu satisfaction avec cette réponse, elle eu un air agacé.
- Elle est triste ! Tu t'attendais à quoi ? Harry, elle est amoureuse de toi, et toi, tu l'as laissée tomber pour ce qu'elle considère une bonne excuse inventée !
- Quoi ? Elle croit que je lui ai menti ?
- Oui, dit Hermione, elle pense que tu voulais en finir, et qu
e tu n'as rien trouvé de mieux.
- Elle croit vraiment ça ? Mais c'est stupide !
- Essaye de la comprendre, dit Hermione avec indulgence. Elle est folle de toi, elle croit que toi aussi, et là-dessus, tu la laisses tomber en prétextant une cause héroïque !
- Mais Hermione, elle risquait sa vie avec moi ! Je ne pouvais pas l
a laisser s'attacher à moi.
- Harry, tu aurais dû lui laisser le choix. Lui laisser le choix de risquer a vie pour rester avec toi, ou de renoncer. Que pense-tu qu'elle aurait choisit ? Elle pense aussi que ton excuse ne tient pas debout, parce que Ron et moi, on ne te quittera jamais, et qu'elle ne risque pas plus que nou
s, et à nous, tu ne nous demandes pas de nous éloigner. Pourquoi Harry ?
- Parce que je l'aime, dit-il, sentait les lames perler dans ses yeux, et que je ne veux pas la perdre. Je vous aime aussi, bien sûr, mais Voldemort s'en prendrait bien plus vite à elle.
- C'est la femme de ta vie, dit Hermione, d'une voix étrange, tu
dois le lui dire.
- Je ne veux pas, répondit Harry, plus buté que jamais, il vaut mieux qu'elle me déteste plutôt qu'elle souffre parce que je risque de mourir au combat.
Voyant qu'il ne servait à rien de discuter, Hermione abandonna ce sujet épineux. Après tout, elle ne pouvait pas forcer son ami a faire quelque chose qu'
il refusait de faire.
- Quand a lieu le mariage ? Demanda celui-ci.
- Dans trois jours. Nous transplannerons au château Delacour, en France. Hier, on a reçu un hibou de Bill, il paraît que c'est magnifique, là-bas.
- Et au fait, lui, il va bien ?
- Ca va, dit Hermione, il aime juste beaucoup la viande très saignante et il
est parfois un peu sur les nerfs, mais ça va. Il a aussi développé une drôle de relation avec les loups qu'il y a autour du domaine des Delacour. Il part souvent s'y promener, ces temps-ci, m'a rapporté Fleur.
- Ca va un peu mieux avec elle ?
- Oh, oui, Mrs Weasley et elle s'entendent bien, maintenant. Elle a même convainc
u se tante Muriel de prêter son vieux diadème à Fleur. Il lui va à merveille, je dois dire. Elle est passée quelques jours avec Bill et Gabrielle au début de l'été.
Soudain, on entendit un « bip ». Harry se retourna. Il s'agissait de son vieux réveil. Il indiquait minuit.
- Eh, bien, dit Hermione avec un sourire, tu es off
iciellement un homme, Harry ! Félicitations !
- Merci, dit celui-ci, se sentant fier d'être un homme. Maintenant, je peux pratiquer la magie autant que je veux...
- N'en abuse pas trop, dit son amie en riant.
- Dommage.
- On peut y aller, Harry, dit Hermione en se levant.
- D'accord.
Hermione pris sa main dans une des sien
nes, et la valise dans l'autre.
- Tiens toi bien, dit-elle.
Harry eu à nouveau cette affreuse sensation de passer dans un tuyau de caoutchouc, étant horriblement compressé de toutes part, sans possibilité de respirer. Enfin, les bandelettes qui semblaient l'emprisonner éclatèrent, comme éclate le cocon d'un papillon.





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# Posté le jeudi 13 juillet 2006 14:16

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 12:18

. Chapitre 2 : Le préfêt-en-chef .

.  ∆ Chapitre 2 :  Le préfêt-en-chef  ∆ .




Harry sentit Hermione desserrer l'étreinte de sa
main. Ils rouvrirent les yeux. Elle avait transplané dans la chambre de Ron, espérant l'y trouver, mais ils étaient seuls. La pièce, comme la chambre d'Harry, était ensevelie sous un fouillis conséquent. Des lettres traînaient un peu partout, accompagnée de
T-shirts d'une propreté douteuse. La chaîne offerte par Lavande au Noël dernier pendait à l'armoire, la poussière s'accumulant dessus. Soudain la clinche de la porte tourna, et Ron rentra dans sa propre chambre. Une boule orange lui sauta littéralement au cou, en bloquant net sa respiration. Lorsqu'il retrouva la possibilité d'inspirer, il remarqua que son assaillant n'était autre que Ron.
- Content de te revoir
, vieux.
Il laissa Harry reprendre son souffle, et d
éposa un baiser sur sa joue, et déclara :
- Eh, bien
, tu es un homme, à présent.
- Oui, dit fièrement Ha
rry, et ...
- Qui es-ce qui fait tout ce bruit ? Cou
pa une petite voix.
Ginny, dans une jolie robe de n
uit bordeaux, observait la scène, un air courroucé sur son visage constellé de ravissantes petites taches de rousseur, les sourcils froncés. Harry en eu le souffle coupé. Elle était tellement jolie, avec ses cheveux lâchés, dégringolant sur ses épaules d'une couleur porcelaine.
- Oh, salut, dit-elle en aperceva
nt Harry.
Elle se tourna vers Ron.
- Je vous conse
ille de faire moins de bruit, si vous ne voulez pas réveiller toute la baraque. Parce qu'Harry ou pas, si Maman t'attrape, tu finiras dans un trou enterré avec un gnome, Ronald Weasley.
- Arrête de m'appeler
par ce nom stupide.
- Il ne faut pas t'étonner, c'es
t le tien.
Et elle se sauva avant qu'Harry puisse fa
ire une tentative pour lui dire bonjour. Il aurait tellement aimé lui faire la bise comme Ron et Hermione tout à l'heure, et sentir son parfum de fleur qu'il aimait tant. Avait-elle l'intention de l'ignorer ? De faire comme si rien ne s'était passé ?
- Tu voi
s, Harry, se lamenta Hermione, je ne t'ai pas menti.
- On en a déjà parlé, Hermione, dit-il avec un visa
ge déconfît.
- Tu es un idiot ! s'exclama Hermione,
s'enflammant soudainement. Elle t'aime ! Tu sais ça ? Aimer, ce n'est pas rien, Harry ! Tu l'aimes aussi, ça se voit, ajouta-t-elle avec une intonation bizarre. Tu... Vous êtes fait l'un pour l'autre !
Le to
n de sa voix sonnait faux. Elle mentait. Au fond d'elle, elle ne voulait pas de cet Amour, sans savoir pourquoi. Harry grandissait, vivait une histoire d'Amour alors qu'elle n'y connaît rien. Mais le bien être de ses deux amis passaient avant tout, ils s'aimaient.
Mais un petit « tap, tap » discret l'interrompi
t. Deux énormes hiboux attendaient sur le rebord pour qu'on leur ouvre. Le premier, beau, de couleur crème, portait une lettre enveloppée dans du papier rose au nom d'Harry, ainsi qu'un paquet de forme rectangulaire. Mais Harry ne se rappelait pas de d'avoir jamais vu cet hibou. Le deuxième, en revanche, il le connaissait bien. C'était le hibou de Poudlard, chargé de son secteur dans la distribution des lettres. Il en portait trois, une à son nom, et les deux autres pour Ron et Hermione. Harry ouvrit la première lettre, et le bel hibou s'envola. Le papier empestait le parfum, visiblement un parfum de femme très cher, au goût très sucré. La lettre était rédigée d'une écriture soignée, laborieuse. On aurait presque dit de la calligraphie. Harry se demanda qui a bien pu se donner autant de mal pour une simple lettre.

Très cher Harry,
Joyeux anniversaire ! J'espère que tu
profites de tes vacances, et que j'aurais l'immense plaisir de te revoir à Poudlard. J'ai appris ta rupture en fin d'année avec Ginny Weasley. Tu as eu raison d'en finir, je crois que ce n'est pas une fille pour toi. Je voulais te dire encore à quel point je suis désolée pour la boîte de chocolats. Slughorn me l'a raconté, un peu avant... la mort du Directeur. Je ne sais pas comment ma grand-mère a osé mettre un filtre d'amour dans ces Fondants du Chaudron. Mais tu sais, Harry, elle n'a plus toute sa tête et je ne peux pas lui en vouloir pour cela. Tu te doutes bien que si j'avais su, jamais je ne t'aurais donné cette boîte ! (et, entre nous, je l'aurais encore moins donnée à ton ami roux, Raphaël Weasley)

J'espère
que ton cadeau te plaira, et que tu n'en a pas encore acheté. C'est assez en vogue, en ce moment.

Mill
e baisers, et encore félicitations !

Romilda.


Harry, les sourcils fr
oncés, ouvrit le paquet accompagnant la carte. Il contenait une boîte ornée d'une image montrant un jeune homme séduisant et une jolie jeune fille pâmée d'admiration dur le pont d'un navire de pirates ayant l'air en plein combat. Au-dessus, dans le ciel orageux, était inscrit en lettre dorées : Rêve Eveillé.
-
Je me rappelle de ça, dit Hermione, je l'avais vu chez Fred et Georges.
- J'ai six rêves éveillés dans
cette boîte, constata Harry.
- Tu crois qu'elle aur
ait pu... ajouter un ingrédient personnel ? Demanda Ron, soudain inquiet.
- Je ne pense pas, dit Harry.
Le papier d'emballage porte le sceau du magasin, et il y a toujours un plastique autour de la boîte.
- C
a, dit Hermione, ce n'est pas très difficile à falsifier. Je te conseille d'emporter la boîte au mariage et de la faire examiner par les jumeaux, ça vaux mieux. Parce qu'après le coup des chocolats, je ne serais pas la première à lui faire confiance.
- Mais en
fin, dit Ron sur un ton faussement naïf, imitant la voix niaise de Romilda, c'est ma grand-mère qui s'est trompée... la pauvre, elle n'a plus toute sa tête.
Harry et Hermione pouffèrent en silence pour ne pas
réveiller les Weasley.
Ron attrapa le second hibou,
et distribua les lettres entre lui, Hermione et Harry. Celui-ci ouvrit l'enveloppe, qui arborait les armoiries de Poudlard.


Cher monsieur Potter,

J'ai
le plaisir de vous annoncer que l'école rouvre ses portes cette année. Nous sommes sûrs que c'est ce que Dumbledore aurait voulu, et, Dieu merci, le conseil d'administration nous a donné le feu vert. La rentrée aura lieu comme prévu le 1er septembre, et vous prendrez le Poudlard Express pour vous y rendre.

Minerva McGonagall, Directrice de Poudlard.

M
ais ce n'était pas tout. Un petit feuillet de parchemin y était agrafé.

Dès votre retour, présentez-vous dans mon bureau, car il y a quelques petites choses à régler concernant le testament de Dumbledore. Le mot de passe est chocogrenouille, ne changeons pas les bonnes vieilles habitudes.

M. M.


- Je suis donc sur le testament
de Dumbledore, dit Harry à mi-voix.
- Ca t'étonne ? Demanda Ro
n. Il t'a sûrement laissé des choses qui devraient t'aider dans ta quête. Pas vrai, Hermione ?
C
elle-ci ne répondit pas. Elle avait les yeux fixés sur sa lettre, les yeux ronds comme des soucoupes. Elle tenait visiblement quelque chose contre son c½ur d'un air fortement secoué.
- Quelque
chose ne va pas ? S'inquiéta Harry.
- Non non, dit Hermione, tou
t va bien, je crois...
Harry la
rejoignit se place derrière son épaule. Dans sa main aux jointures blanchies, elle tenait un petit insigne doré, orné d'un lion rouge et jaune, qui proclamait : « préfête-en-chef »
- C'est géni
al, Hermione, dit Harry en la prenant dans ses bras. C'est formidable !
- Quoi ? Demanda Ron avec
curiosité. C'est quand même pas un cadeau de Vicky que tu...
-
Je suis préfête-en-chef, dit-elle sans vraiment avoir l'air de le réaliser.
- Whaou !
Il lui s
ourit, et la félicita. Mais bien vite, son regard s'assombrit.
-
Je n'ai pas été nommé, moi.
- R
on, se moqua Hermione qui semblait avoir retrouvé ses esprits, tu croyais vraiment que c'était en traitant les petits de demi-portion et en jouant avec les objets que tu as toi-même confisqués que tu arriverais à obtenir l'insigne ?
- Heu, non, dit Ron en s
ouriant à ces souvenirs. En effet, je me suis plus amusé qu'autre chose. D'ailleurs, j'ai l'intention de...
Il fut coupé par un
éclair flamboyant, qui traversa la pièce de part en part. Mais a peine eussent-ils eu le temps de le voir, qu'il disparu, faisant virevolter un nouveau courrier dans les airs. Ron, qui était le plus grand, l'attrapa, et la passa à Harry sans un mot. Celui-ci défît l'enveloppe, et découvrit cette écriture fine et penchée qu'il connaissait si bien.



Harry,

J'avais prévu depuis long
temps de t'envoyer cette lettre, le jour de tes 17 ans. Je l'écris aujourd'hui, et j'espère que je serais toujours là quand tu la recevras. J'ai chargé Fumseck de te la transmettre, car les Mangemorts n'ont toujours pas compris que jamais il ne se laisserait attraper. Dans quelques minutes, je vais t'annoncer que je crois savoir où se trouve l'une des Horcruxes. Tu est grand à présent, et, je ais quels tourments te hantent, car je t'ai fait part de la prophétie, et de tout ce qu'elle engendre.
Je voudrais te
souhaiter un joyeux anniversaire. Tu n'es à présent plus obligé d'aller chez les Dursley et j'imagine que tu es en cet instant dans un état de jubilation avancée. Je suis désolé de devoir te perturber en un si beau moment mais j'aimerais te demander une faveur :
Retournes à Poudlard, Ha
rry. Je sais que tu as envie de partir, c'est humain. Depuis que je t'ai dit comment Voldemort assurait son immortalité, je suis sûr que partir de l'école te démange, et je sais très bien que tu meurs d'envie d'aller faire la chasse aux Horcruxes. Mais je te demanderais d'effectuer ta dernière année à Poudlard. Pour votre protection et celle de l'école.

Albus Dumbledore.

Ron et Hermio
ne restèrent silencieux. Ils contemplaient le ciel avec une attention toute particulière pendant qu'Harry contemplait la lettre, le regard vide. Ils avait subrepticement lu par-dessus son épaule et savaient que le combat qui s'était engagé dans sa tête devait être des plus rudes. Enfin, il releva son visage, et souris simplement à ses amis, ayant cessé de regarder par la fenêtre comme si ils contemplaient le huitième merveille du monde.
- Qu'es-c
e qu'il dit ? Demanda innocemment Hermione.
- Ne fais pas l'idio
te, dit Ron, un peu exaspéré, il nous a vus.
- Je n'y suis pour
rien si tu faisais des bruits de frottement avec tes vêtements ! Dit-elle en lui lançant un regard vexé.
- Alors, Interrogea Ron
, l'½il avide, Que décides-tu ?
- Je... Je crois que je vais revenir à Poudlard, dit Harry. J'ai toujours eu confiance en Dumbledore, et je lui ai toujours été fidèle. Je l'ai toujours écouté, et ce n'est pas parce qu'il n'est plus de ce monde que je vais négliger ses avis pour autant.
- Merci, chuchota Hermione.




# Posté le lundi 17 juillet 2006 11:43

Modifié le samedi 30 décembre 2006 11:37

. ♣◊♣ Chapitre 2 : ℓe ρяéfeт-eи-¢нef [ suiтe eт fiи ] ♣◊&

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- A votre avis, dit Ron, qui sera le préfêt-en-chef ?
- Eh, bien, dit Hermione, comme ce n'est pas toi, il nous reste le choix entre Ernie MacMillan, de Poufsouffle, Anthony Goldstein, de Serdaigle, qui m'a l'air en position pour avoir l'insigne, vu ses notes, et ... Malefoy, mais...
- Malefoy ne reviendra pas à Poudlard, dit Harry calmement.
- Comment peux-tu en être si sûr ? Interrogea Ron, les sourcils froncés.
- Sur la tour d'astronomie, il avait dit que si il n'accomplissait pas sa mission, Voldemort le tuerai ou tuerai ses parents.
- Tu... tu crois qu'il est mort ? Interrogea Hermione d'une voix tremblante.
- Peut-être pas, dit Harry en se grattant le menton, mais si il ne l'est pas, Voldemort l'a sûrement obligé à aire autre chose sur la menace de le tuer ou de tuer sa famille. C'est vrai que Malefoy est un égoïste, mais je crois qu'il est sincèrement attaché à ses parents, ou tout du moins à sa mère.
- Tu sais, je crois que si Malefoy est en vie, dit Hermione, pensive, il se cache sûrement de Voldemort à l'heure qu'il est.
- Pourquoi se cacherait-il de son maître ? Demanda Harry avec incompréhension.
- Tu l'as dit toi-même, répondit-elle, Voldemort l'a menacé. Malefoy l'a déçu, et tu sais ce qu'il fait en général à ceux qui l'ont déçu. Je ne crois pas qu'il lui laissera une seconde chance. Et que Malefoy lui était surtout utile de part sa place à Poudlard. Avec ses connaissances d'adolescent, je ne vois pas à quoi il pourrait servir ailleurs.
- Tu n'as pas tort, admit Harry.
- Et même si il ne voulait pas tuer Dumbledore...
- Ca, dit Harry, on en n'est pas sûr. Il n'a peut-être pas eu le cran...
- Harry, crois-moi, quand on veut vraiment tuer quelqu'un, on y parvient. Tu sais très bien qu'il a été obligé. Si il l'avait vraiment voulu, il l'aurait fait. C'est un Malefoy, n'oublie pas. Je suis sûre qu'il le faisait sous l'influence de son père, et surtout, de Voldemort. Il n'a pas eu le choix.
- Tu l'aurais vu faire le fier dans le Poudlard Express, rétorqua Harry, tu ne dirais pas...
- J'imagine très bien, coupa Hermione. Et je ne doute pas une seule seconde qu'il fût très fier à cet instant-là. Il voulait rejoindre les rangs de Voldemort, et sûrement, comme tous les apprentis Mangemorts, il idéalisait ce « poste ». Il était fier qu'on lui ait confié sa première mission, une mission importante, en plus. Il n'aimait pas Dumbledore, et se sentait capable de le tuer. Mais comme tu l'as rapporté des paroles de Dumbledore, Malefoy n'est pas un tueur. Il a été élevé par deux Mangemorts, sa tante aussi en était une, il était entouré de partisans de Voldemort, et je suis sûre que son père lui a toujours dit que plus tard, il rejoindrait les rangs des Mangemorts. Quand tu l'a vu dans le Poudlard Express, Harry, il ne se rendait pas compte, il prenait ça comme un jeu, et tu as bien vu comme moi qu'au fil de l'année, il a maigrit, pâli, parce qu'il avait enfin compris ce qu'accomplir sa mission impliquait. Et quand vous étiez sur la tour, dit-elle plus bas, tu m'as raconté exactement la scène, et il était clair que Malefoy n'a pas pu. Ce n'est pas de la colère, ou de la fatalité qu'il faut ressentir pour lui. Mais de la pitié Harry, et de la compassion, et puis, tu devrais mieux le comprendre que nous, car si on y réfléchit, tu as dû, comme lui, faire des choix difficiles trop tôt. Rappelle-toi que le premier n'est pas toujours le bon. Tout le monde a droit à une seconde chance. Surtout Malefoy, parce qu'il n'est pas encore enfoncé dans la magie noire à un point de non-retour. On peut l'aider, dit-elle avec douceur, mais malheureusement, ajouta-t-elle dans un soupir, je pense qu'à présent, il n'y a plus grand-chose à faire.
Un silence accompagna ses paroles. Elle avait entièrement raison, songea Harry. Ce n'est pas après Malefoy –qui, comme elle l'avait dit, avait finalement des points communs avec lui- mais après Rogue qu'il devait en avoir. Parce que lui, étant Mangemort depuis des années, avait trahi tout le monde à Poudlard, et avait fait pire que de tendre sa baguette vers Dumbledore. Il l'a tué en le regardant dans les yeux, sans ciller. Jamais Harry n'oubliera cette scène.
- On... on va se coucher ? Proposa Ron.
Charlie était arrivé la veille, et Ginny avait insisté pour qu'il dorme avec elle (« s'il te plait, avait-elle plaidé, Arnold –mon Boursoufflet, tu sais- est un peu malade, et je m'inquiète pour lui. Ce serait bien que tu sois là, parce que des fois, il n'arrive plus à respirer la nuit, et ce serait bien que tu sois là, toi qui sait quoi faire » ) Charlie avait accepté, et avait examiné Arnold sur-le-champ. Heureusement, c'était juste parce qu'étant encore un bébé –les Boursoufflets n'atteignent l'âge adulte qu'a quatre ans- , il ne mâchait pas toujours bien ses croquettes qui parfois se coinçaient dans son petit ½sophage.
Harry partageait donc la chambre inoccupée –malgré les supplications de Mrs Weasley, les anciens occupants avaient refusé tout net de quitter l'appartement pour deux trois petits grêlons- de Fred et Georges avec Hermione. Ginny, à la grande satisfaction d'Harry, avec froncé le nez lorsqu' Hermione et lui avaient tourné la poignée de la porte en face de la sienne.
Pendant qu'Hermione se changeait dans la salle de bains, Harry enfila son pyjama de Gryffondor, qui commençait à raccourcir sérieusement. Hermione réapparut vêtue d'un pyjama ligné de bleu ciel, et rangea sa brosse à dents dans le tiroir pendant qu'Harry, muni de la sienne, se dirigeait vers le lavabo, laissant la porte ouverte.
- Que fera-tu, dans le cas où Malefoy serait quand même préfêt-en-chef ? Réussi à articuler Harry tout en se frottant énergiquement les incisives.
- Je ne sais pas, mais si c'est le cas, l'année sera abominable, répondit-elle en soupirant. Parce que je devrais passer pas mal de temps avec le préfêt-en-chef, pour tous les événements que nous devrons organiser. Je crois que cette année sera un peu spéciale, dit-elle pensivement, parce que d'après l'Histoire de Poudlard, cette année, il aura mille ans que le Choixpeau a été créé.
- Je croyais qu'on ne connaissait pas précisément les dates, dit Harry.
- On ne connaît pas les dates des fondateurs, répondit Hermione, mais Godric Gryffondor, qui fut le dernier à mourir, on ne sait d'ailleurs pas à quel âge, a crée le Choixpeau Magique juste avant sa mort, en lui indiquant les critères de sélection de chaque maison, selon les souhaits de ses amis décédés. Comme il était réputé loyal, on est presque sûrs qu'il a donné les bonnes indications au Choixpeau.
- Mais alors, demanda Harry, quand il parle des histoires entre les fondateurs, il raconte des évènements qu'il n'a pas vus ?
- Exactement. C'est Gryffondor qui les lui a racontés, et qui lui a conseillé de les raconté à son tour aux futurs élèves, afin qu'il se souviennent que l'union fait la force.
- Eh ben, faudrait que je le lise, une fois, ce bouquin, dit Harry, mais quoi qu'il en soit, reprit-il avec conviction, si jamais Malefoy t'approche je...
- ... Le transforme en pâté, pouffa-t-elle, je sais. Mais rappelle-toi, dit-elle d'un air malicieux, je suis une sale Sang-De-Bourbe. Il ne faudrait qu'il abîme ses petites mains princières !
- Mouais... bonne nuit.
- Bonne nuit, Harry, dit Hermione en bâillant.

Harry ne dormit pas beaucoup cette nuit-là. Il réfléchissait, bercé par la respiration d'Hermione.
Quelle audace aurait Malefoy que de revenir à Poudlard ! Et quelle serait la réaction de McGonagall ? Mais, se rassura Harry, depuis combien de temps Malefoy se souciait-il de ses études ? Pourquoi reviendrait-il à Poudlard ? Non, il ne reviendra pas. Harry se conforta dans cette idée. Soudain la réponse lui apparut. La sécurité. Si Malefoy était toujours vivant, ce qui était peu probable, il tenterait de se cacher. Et quel était le meilleur endroit ? Poudlard, bien sûr. Même sans Dumbledore, le vieux château était très protégé et de plus, des Aurors et de grands sorciers y étaient en permanence, malgré ce que certains parents d'élèves pensaient.
Mais lui, il ne pensait pas que McGonagall laisserai Malefoy entrer, après le sale coup qu'il avait fait : faire rentrer une bande de Mangemorts à Poudlard.
Non, non, songea-t-il en s'endormant.

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# Posté le mardi 18 juillet 2006 07:07

Modifié le samedi 30 décembre 2006 11:38

. Chapitre 3 : ρяéραяαтioиѕ .[/c

. ♥ Chapitre 3 : ρяéραяαтioиѕ ♥ .[/c
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Harry passa deux agréables journées au Terrier. Comme il l'avait pressenti, Molly Weasley avait hurlé de joie en le voyant, l'étouffant avec son surplus d'affection. Après cela, il eut droit à un immense déjeuné, en compagnie de Charlie avec qui il parla de Coquecigrue, qui, selon Ron, était complètement cinglé, et selon Charlie, était un peu hyperactif.
Ces deux jours auraient été vraiment parfaits, si une ombre au tableau n'était pas venue tout gâcher. Scrimgeour n'avait pas renoncé à son espoir d'enrôler Harry parmi les supporters du ministère. Quelques heures avant le départ pour le mariage, il était venu sonner innocemment à la porte, en prétextant de vouloir parler à Mr Weasley. Il lui avait parlé, en effet, mais très brièvement, pour ensuite aller tourner la poignée de la chambre d'Hermione et d'Harry, feintant de chercher les toilettes. La chance l'avait aidé, Harry était seul, sur l'appui de fenêtre, lisant « Sortilèges du XXéme siècle, théorie et mise en pratique ». Hermione était partie sur le chemin de Traverse avec Ginny et Mrs Weasley pour faire des emplettes pour le mariage et la rentrée. Scrimgeour s'assit, l'air dégagé et à l'aise, sur une chaise non loin de la fenêtre.
- Ca alors, Harry !
- Mon Dieu quelle surprise, ironisa celui-ci.
- Oh, Harry, pourquoi tant de haine ?
- Parce que j'en ai sérieusement marre de ne pouvoir faire trois pas sans vous avoir collé à ma chaussure, dit Harry, exaspéré, sachant très bien que Scrimgeour prendrait cela comme une simple boutade.
- Ah, ah, Harry, tu as un sens de l'humour inné !
Harry eut, pendant un instant, l'horrible impression de se retrouver en face de Gilderoy Lockart.
- Ecoutez, dit-il en perdant patience, je suis en vacances, et j'aimerais le rester. Alors dites-moi ce que vous voulez, qu'on en finisse.
Scrimgeour perdit son sourire éclatant d'un coup. Il prit un ton d'hommes d'affaires.
- Je réitère ma demande, ou plutôt mes demandes. Je vous demande à nouveau, maintenant que vous êtes moins chamboulé, où êtes-vous allés avec Dumbledore, la nuit où il a disparu ?
- Je vous le répète, dit Harry avec lassitude, Dumbledore ne m'a pas dit que si il mourrait je ne devais plus lui obéir. Il n'est pas question que je vous révèle l'endroit où nous sommes allés, monsieur le ministre.
Scrimgeour soupira, pas vraiment surpris.
- Et je suppose qu'il est également inutile de vous demander d'assister le ministère ?
- En effet.
- Bien, dans ce cas, je n'ai plus rien à faire ici, dit-il en baissant les bras bien plus vite qu'Harry ne l'eu cru, je vous souhaite le bonjour.
Harry ne répondit pas, et regarda tranquillement Scrimgeour claudiquer vers la sortie. Hermione, qui remontait précipitamment les marches en sens inverse, faille s'étaler par terre en freine pour ne pas le heurter. Elle ouvrit des yeux ronds, et Scrimgeour la félicita sans conviction pour son nouvel insigne flamboyant, et continua de descendre. Elle entra en trombe dans la chambre.
-Harry ! Que voulait Scrimgeour ?
-La même chose que la dernière fois, dit Harry d'un air dégagé. Que je fasse de la pub pour le ministère. Mais pourquoi était-tu si pressée ? Demanda-t-il en haussant un sourcil.
-Nous sommes allées sur le Chemin de Traverse ce midi pour nous acheter nos robes, dit Hermione, les joues rougies par le vent. Enfin, toi tu auras un smoking. Les sorciers ne mettent ça que pour les mariages, et il m'a fallu cinq bonnes minutes pour apprendre à Ron à prononcer ce mot. On est allées les chercher chez Madame Guipure, et tu sais quoi ? Elle avait un stand, près du comptoir, avec des bonnets, des écharpes et des gants boucliers de chez Fred et Georges ! Elle nous a expliqué que Fred et Georges le lui avaient proposé, et qu'elle gagnerait 30% dessus. Mais ils ne perdent vraiment rien, car tous les clients se précipitent ensuite chez eux pour acheter des manteaux et toutes sortes d'autres choses. Voilà ton smoking, déclara-elle en lui mettant un paquet rectangulaire de couleur jade, entouré d'un ruban blanc savamment croisé en un n½ud coulant, entre les mains.
Elle portait elle-même deux paquets, un qui était un peu plus grand que celui d'Harry, de couleur rose, avec un joli ruban noir, et un autre plat et carré, d'une belle teinte ivoire. Elle s'enferma avec le plus grand des paquets dans la salle de bains. Harry, su la pointe des pieds, s'approcha du second paquet, et, rapide comme le vent, il ouvrit ledit paquet. Il contenait un collier de perles noires, roulé soigneusement dans un écrin de velours de couleur crème. Une ou deux perles du collier étaient roses. C'était un objet magnifique. Harry referma précautionneusement la petite boîte, et défît le ruban de son paquet. Un costume élégant, noir, s'en échappa. Il était doux au toucher, et très bien coupé. Harry avait hâte de l'essayer, mais il dû attendre pendant deux heures qu'Hermione sorte de la salle de bains. Enroulée dans un peignoir éponge rose, elle se frictionnait énergiquement les cheveux.
- Je vais me laver et m'habiller, d'accord ? Signala-t-il.
- Oui, oui... je vais voir Ginny, si elle a besoin de moi. Et, tiens, quand tu sera prêt, tu pourrais peut-être aider Ron, la dernier fois que je l'ai vu, il essayait de passer sa tête dans son costume.
Harry entra dans la salle de bains, se lava, se brossa à nouveau les dents, essaya de faire pareil avec ses cheveux, et ensuite, il enfila avec hâte ce si beau costume. On aurait dit qu'il avait été taillé pour lui, tombant juste aux épaules, à la taille et aux jambes. Il était ravi. Il descendit les marches quatre à quatre pour retrouver Ron, mais en chemin il croisa Mrs Weasley qui le regarda bizarrement.
- Uh, Harry, tu devrais peut-être vérifier ta tenue...
Et elle disparu dans la chambre de Ginny.
Harry était déjà prêt. Pris d'un doute, il déboula dans la salle de bain. Hermione était là. Elle se brossait les dents. Elle n'était plus en peignoir. Elle avait un soutien-gorge blanc et un petit short couleur lilas. Avec le bruit ambiant, elle ne l'avait pas entendu. Il se précipita devant la glace pour se regarder sous toutes les coutures. Il ne voyait pas ce qui clochait, il paraissait normal.
- HARRY ! Hurla Hermione
- Ca va ?
- HEIN ? fit-elle, terrorisée.
- Ben moi !
- Heuu...
- Quoi ?
- Harry...
- Mais quoi ?
- Ton costume est à l'envers.
Elle s'approcha de lui, et lui remit correctement.
- C'est mieux, non ?
- Uh...oui, merci.
- Ah et euh... Harry !
- Oui ?
- Tu as du papier toilette collé à ta chaussure.
Hermione lui montra la pièce à conviction n°2.
-Hum...fit Harry, gêné.
Il se baissa, et avec toute la dignité possible, arracha le papier hygiénique. Il le jeta dans la poubelle et regarda Hermione sans rien dire, en priant pour qu'elle ne lui signale rien d'autre.
- Harry...
- Oui ? , dit celui-ci, prit de panique. Quoi ? Autre chose ?
- Tu pourrais peut-être...
- Me coiffer ? J'ai essayé mais...
- ...Sortir.
- Hein ? dit Harry, qui avait déjà empoigné le peigne.
- J'aimerais me préparer Harry, et en plus, cet ensemble est abominable. Alors va rejoindre Ronald.
- Oups. Désolé.
- Ah, Harry ?
- Mmh ?
- Si tu fais ne serai-ce qu'une allusion à la tenue dans la laquelle tu m'a surprise ou à mon anatomie, je te jure que je trouverais une formule pour te transformer en larve abominable, on s'est bien compris ? Vociféra-t-elle en le menaçant de sa brosse à dents pleine de dentifrice.
Penaud, Harry quitta la salle de bains et rentra dans la chambre de Ron, qui avait réussi à venir à bout de son costume. Il était bleu marine, et allait parfaitement à Ron.
-Hermione est prête ?
- Non, dit Harry, rosissant violement.
- Bon tant pis. Descendons, déclara Ron non sans un air chafouin.
Ils descendirent dans la cuisine, puis ils attendirent là les autres. Mrs Weasley passa régulièrement devant eux, stressée comme jamais. Elle se baladait en rassemblant les bouquets de fleurs, tout en vérifiant sa coiffure à chaque fois qu'elle passait devant le petit miroir carré du vestibule. La porte de l'arrière de la maison s'ouvrit, laissant apparaître Luna et Neville. Harry les acceuilla avec un grand sourire.
- Je ne savais pas que vous viendriez, dit-il d'une voix réjouie.
- Bill et Fleur on eu la gentillesse de me permettre d'inviter des amis, dit Ron.
Luna avait une jolie robe bleu ciel, évasée aux genoux, et elle avait fait un chignon très chic, tout en boucles. Elle était même très jolie. Neville, boudiné dans un costume vert bouteille, sourit timidement à Luna, et salua Mrs Weasley qui repassait encore une fois, et à Charlie qui venait d'arriver en signalant que Ginny n'allait probablement pas tarder.
Un bruissement dans l'escalier leur fit tourner la tête. Hermione se tenait en haut, et descendait. Elle avait une magnifique robe, composée d'un bustier noir orné d'une rose, et d'un jupon assorti. Elle avait lâché ses cheveux et Harry la soupçonnait d'avoir utilisé quelque sortilège ou potion pour les faire tenir en place. Elle tenait dans sa main le somptueux collier, faisant très attention. Harry avait le souffle coupé.
Arrivée en face d'eux, elle remarqua leur air absent. Elle retourna. Personne.
- Il y a un problème ? Interrogea-t-elle.
- Gmouf, dit Ron.
- Hein ? C'est une épidémie !
- Tu es très jolie, dit Harry, reprenant ses esprits.
- Merci, dit-elle en leur souriant.
Des pas ans l'escalier réveillèrent Ron et le firent sortir de sa léthargie. Ginny, sa cadette, descendait l'escalier. Elle était elle aussi très jolie, mais la différence avec la Ginny de tous les jours était moins frappante. Elle avait une robe noire à pois et de discrètes ballerines noires. Elle avait fait un chignon avec quelques mèches dehors. Elle entra dans la cuisine sans un regard pour Harry. Ron la scrutait d'un air désapprobateur. Il fit mine d'être outré et lança un regard éloquent à Charlie qui haussa les épaules.
- Harry ? Demanda timidement Hermione
- Oui ?
- Tu veux bien m'attacher le collier dans le cou ? J'ai peur de l'abîmer si je le fais à l'aveuglette.
- Pas de problème.
Il eut un peu de mal, cependant, car la chaîne était si fine, qu'il eut des difficultés à ouvrir l'attache minuscule du collier avec ses doigts.
Mr Weasley, très chic dans un smoking blanc, débarqua dans la cuisine, un peu essoufflé, et scruta la petite foule qui à présent se trouvait dans la cuisine.
- Vous êtes tous là ? demanda Mr Weasley.
- Oui, répondit Mrs Weasley qui avait enfin cessé de courir de tous cotés et qui tenait un bouquet de fleurs assorties à son élégante robe couleur pèche.
-Bien. Les garçons, avant de partir, choisissez une partenaire. Ce sera la personne avec qui vous ouvrirez la danse. Vous pourrez changer et danser avec plusieurs autres personnes par après. Ah oui, n'oublier pas de formuler correctement votre demande, il faut dire –il se tourna vers sa femme- : « Molly, es-ce que tu veux être ma cavalière ? » ou une variation dans ce genre-là. Je sais, c'est un peu n½ud-n½ud, ajouta-t-il, mais Fleur y tient beaucoup. Je vous laisse quelques minutes, je vérifie les sortilèges qui entourent la maison.
Les garçons se regardèrent avec un air de connivence, complètement silencieux. Aucun d'eux ne voulait commencer. Ron jeta un regard effrayé à Hermione, puis il fit un tout petit pas vers elle.
- Hermione, dit-il d'un air paniqué, es-ce que tu veux être ma cavalière ?
- Oui, répondit-elle avec un grand sourire.
Elle posa une main rassurante sur son bras. Ron prit un air important, on ne peut plus fier d'avoir Hermione comme cavalière.
Harry aussi était fier de lui, il avait saisi la chance à coté de laquelle il était passé en quatrième année.
Pendant qu'il se faisait ses réflexions, Neville s'agitait. Ginny regardait Harry d'un air assassin, comme si elle lui interdisait ne serai-ce qu'a songer de la choisir. Harry comprit le message et s'avança vers Luna.
- Luna, aimerai-tu ouvrir le bal avec moi ? Questionna-t-il, en laissant bien entendre qu'il souhaitait danser aussi avec les autres.
- Oui, avec plaisir, gloussa-t-elle.
Neville, n'ayant plus d'autre choix, s'avança vers Ginny.
- Ginny,...
- oui c'est bon, l'interrompit-elle avec brusquerie, on connaît la chanson.
Il se tu et se plaça à coté d'elle, ravi. Harry était certain que c'était avec elle qu'il voulait y aller. Ginny elle, râlait. Elle ne voulait y aller avec aucun de ces trois badauds, et surtout pas Harry. Dès que la première danse serait achevée, elle se précipitera sur un jeune et bel inconnu.
-Bien, dit Mr Weasley, qui était revenu, nous allons faire les groupes de transplanage. Hermione, prends Harry. Charlie, prends Ginny, je me charge de Ron et de Neville -prenez-moi chacun un bras, les garçons- Molly, prends Luna avec toi.
- Oui, Oui.
Les groupes se formèrent. Hermione prit le bras d'Harry, comme la veille. D'un coup, ils se volatilisèrent.



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# Posté le mardi 18 juillet 2006 08:30

Modifié le samedi 30 décembre 2006 11:38